Bienvenue dans l’univers de Weiss Schwarz (ou Weiß Schwarz pour les puristes qui savent faire le truc sur leur clavier). Et croyez-moi, ce truc est en train de devenir monstrueux.
Vous connaissez probablement Pokémon. Vous avez sûrement entendu parler de Yu-Gi-Oh!, ce jeu où les gens invoquent des dragons en criant des phrases incompréhensibles. Mais il existe un autre univers. Un univers où votre carte préférée peut être à la fois Mikasa Ackerman qui découpe des titans, Mickey Mouse en mode badass, ou Giorno Giovanna qui rêve d’être un gangstar.
Ou comment Bushiroad a réussi à faire payer les otakus pour jouer avec des cartes de leurs animés préférés (et pourquoi c’est génial).
C’est quoi ce bordel ?
Weiss Schwarz, c’est un jeu de cartes à collectionner japonais développé par Bushiroad, une boîte qui visiblement déteste l’argent chez les gens et adore leur prendre. Le concept est simple : prenez vos animés, mangas, light novels et même vos jeux vidéo préférés. Maintenant imaginez que vous pouvez jouer avec des cartes représentant vos personnages favoris et les faire s’affronter dans des duels épiques.
Le nom vient de l’allemand (« Blanc Noir »), parce que rien ne dit « jeu japonais » comme un nom en allemand. C’est comme si McDonald’s sortait un burger appelé « Le Fromage Triomphant » en latin. Ça n’a aucun sens, mais ça sonne classe.
Le jeu est sorti au Japon en 2007 et a rapidement explosé. Pensez-y : vous êtes fan de Clannad, vous pouvez jouer Tomoya et Nagisa. Vous kiffez L’attaque des Titans ? Voici vos cartes Eren et Lévi. Vous êtes un malade de Sword Art Online ? Kirito et Asuna sont là. C’est le fan service ultime transformé en mécanique de jeu.

L’histoire : de niche Otaku à empire mondial
2007-2009 : les débuts timides
Bushiroad lance le jeu en 2007 au Japon. Les premiers sets sortent et les fans deviennent fous. C’est simple : vous aimez un animé, vous achetez ses cartes. C’est aussi basique que ça, et aussi génial.
En 2008, les premières extensions arrivent avec Little Busters! et D.C. D.C.II. Le succès est immédiat. Pourquoi ? Parce que pour la première fois, vous pouviez incarner vos personnages préférés dans un jeu compétitif. Ce n’est pas juste collectionner des images, c’est les utiliser pour détruire votre adversaire.
2010-2016 : l’expansion nucléaire
Arrivé en 2010, Bushiroad a déjà sorti plus de 30 sets incluant des monstres sacrés comme Clannad, Disgaea, Nanoha StrikerS, The King of Fighters. Le jeu devient immense au Japon, classé dans le top 5 des TCG les plus joués.
Le coup de génie ? En 2010, Bushiroad s’associe avec Kadokawa, l’éditeur d’animé géant. Résultat : des sets Lucky Star, K-On! et Haruhi Suzumiya. Des licences qui ont des millions de fans prêts à vendre un rein pour une carte holographique de Mio Akiyama avec sa basse.
Puis arrivent les grosses licences : Attack on Titan, Sword Art Online, Fate/Stay Night, Marvel … le jeu devient incontournable.
2016-2026 : l’invasion occidentale
En 2016, Bushiroad décide que le Japon, c’est bien, mais le monde entier, c’est mieux. Première version anglaise aux États-Unis. Et attention, plot twist : certains sets sortent d’abord en anglais avant le japonais. C’est la première fois.
Depuis, c’est l’explosion totale. Des tournois, des événements, des rencontres avec les créateurs. Le jeu devient un phénomène mondial. Il entre dans le Top 10 des TCG le plus populaire au monde en 2020.
Mais le vrai game changer ? L’arrivée des licences occidentales. Disney. Pixar. Adventure Time. Batman. Marvel (exclusivité japonaise pour l’instant, les Américains ragent). Vous pouvez maintenant faire combattre Elsa contre Saber. C’est absurde, c’est magnifique, c’est Weiss Schwarz.
Les cartes : 3 types pour régner
Le jeu utilise trois types de cartes, chacune avec son rôle précis :
Les cartes personnage (CH)
C’est votre armée. Vos soldats. Vos waifus. Chaque carte montre un personnage avec son niveau, sa puissance d’attaque, et ses capacités spéciales. Plus le niveau est élevé, plus le personnage est fort. C’est aussi simple que les règles de la vie : plus vous êtes haut niveau, plus vous foutez des pains.
Les cartes climax (CX)
Ah, celles-là sont sublimes. Ce sont vos coups spéciaux, vos attaques ultimes, vos « je vais tout casser maintenant ». On les joue pendant la phase Climax (logique) et elles peuvent :
- Donner un boost de puissance monstrueux
- Annuler les attaques adverses
- Changer complètement le cours du jeu
C’est votre « J’active ma carte piège ! » moment, mais en version japonaise stylée.
Les cartes événement (EV)
Des cartes « joue et oublie » qui activent des effets spéciaux : soigner vos personnages, piocher des cartes, modifier le terrain de jeu. Pas de niveau, pas de puissance, juste de la technique pure.

Comment ça marche ? Le gameplay décortiqué
Contrairement à Magic où vous avez besoin d’un doctorat en théorie des jeux pour comprendre la pile, Weiss Schwarz est accessible mais profond. C’est l’équivalent du « facile à apprendre, difficile à maîtriser ».
Construction de deck
- Minimum 50 cartes
- Toutes d’une même série (pas de mix Mikasa + Mickey, désolé)
- Mélange de personnages, événements et climax
Début de partie
Vous piochez 7 cartes. Pas content ? Vous pouvez mulligan une fois (remélanger et repiocher). C’est sympa, Bushiroad n’est pas complètement sadique.
Structure du tour
Phase de Pioche : Vous piochez une carte. Standard.
Phase Horloge : Vous prenez la carte du dessus de votre deck et la placez dans votre « zone horloge ». C’est là que ça devient intéressant : votre horloge, c’est à la fois votre ressource (les cartes dans l’horloge servent à payer le coût des cartes) et votre vie (quand vous subissez des dégâts, les cartes vont dans l’horloge). Quand l’horloge atteint 7 cartes, vous prenez une carte de niveau supérieur et remettez l’horloge à zéro. C’est du génie de game design.
Phase Principale : Vous jouez vos personnages et événements. Stratégie, placement, anticipation.
Phase d’Attaque : Vous choisissez qui attaque qui. L’adversaire peut bloquer ou encaisser. Simple, brutal, efficace.
Phase Finale : Vous défaussez votre main. La fin du tour.
Victoire
Deux façons de gagner :
- Votre adversaire n’a plus de vie (son deck est vide quand il devrait prendre des dégâts)
- Votre adversaire n’a plus de cartes dans son deck ou sa « Waiting Room » (cimetière)
C’est rapide, c’est nerveux, et ça permet des retournements de situation spectaculaires.
Pourquoi les gens collectionnent ? (Spoiler : pas juste pour jouer)
Weiss Schwarz, c’est aussi un phénomène de collection. Et les motivations sont variées :
Le fan service ultime
Vous êtes fan de Attack on Titan ? Vous voulez une carte signée par Yuki Kaji (la voix d’Eren) ? Ça existe. Vous voulez une carte holographique de Rem de Re:Zero ? C’est là. C’est l’objet de collection parfait pour l’otaku moderne.
L’investissement
Oui, on parle d’argent. Certaines cartes valent 50 fois le prix du booster. Une carte rare de Disney 100 Years of Wonder peut atteindre des milliers de dollars. Les boîtes de boosters Pixar, achetées 48$, se revendent 300$+. C’est devenu un véhicule d’investissement pour certains.
La communauté
Des milliers de joueurs, des tournois annuels, des événements spéciaux. C’est social, c’est vivant, c’est une excuse pour rencontrer d’autres fans.
Les sets qui font rager les collectionneurs
Attack on titan
Le set le plus stable en valeur. Des cartes de 4$ à 1000$ selon la rareté. Mikasa en version signée ? C’est le Saint Graal.
Disney / Pixar
Le set Pixar est légendaire. Woody et Buzz, les personnages de Brave, Luca, Toy Story. Acheté 48$ la boîte, revendu 300$+. Certaines cartes dépassent les 3000$.
Le set Disney 100 Years of Wonder ? Sorti à 50-80$, sold out en minutes, maintenant à 200$+ la boîte. Et ça va monter. Problème : Pas de version anglaise à cause des problèmes de licence. Les Américains pleurent, les Japonais rigolent.
Marvel
Exclusivité japonaise. Vous voulez jouer Iron Man contre Spider-Man ? Apprenez le japonais ou achetez sur eBay à prix d’or.

Comment commencer ? Le guide du débutant
Étape 1 : définissez vos objectifs
Voulez-vous jouer compétitivement ? Collectionner votre série préférée ? Investir ? Chaque objectif demande une approche différente.
Étape 2 : choisissez votre série
Fan de JoJo ? Prenez le set Golden Wind. Fan de My Hero Academia ? Il y a un set. Fan de… BanG Dream! ? Oui, ça existe aussi.
Étape 3 : raretés et valeur
- Common/Uncommon : pour jouer
- Rare/Super Rare : pour collectionner
- Secret Rare/Signée : pour investir ou flex sur Instagram
Boosters ou Singles ?
- Boosters : Le plaisir de l’ouverture, le risque, l’adrénaline
- Singles : Ciblé, efficace, plus sûr financièrement
Pourquoi Weiss Schwarz est le futur
Le marché des TCG est en explosion. Pokémon et Magic dominent, mais ils sont saturés. Weiss Schwarz, c’est le nouveau terrain de jeu :
- Des licences incroyables que peu d’autres ont
- Un gameplay accessible mais compétitif
- Une communauté en croissance explosive
- Un potentiel d’investissement sous-estimé
Les ventes de cartes Weiss Schwarz n’ont jamais été aussi hautes. Les tournois pullulent. Les influenceurs en parlent. C’est le moment d’entrer avant que ça devienne inaccessible.
Le mot de la fin
Weiss Schwarz, c’est le fantasme de tout otaku devenu réalité. Pouvoir tenir une carte de votre personnage préféré, la jouer dans un duel stratégique, et potentiellement la revendre pour payer votre loyer ? C’est ça la magie.
Bushiroad a créé quelque chose de unique. Un jeu qui célèbre la culture japonaise (et maintenant mondiale) tout en offrant une expérience de jeu solide. Que vous soyez là pour la nostalgie, la compétition, ou l’investissement, il y a une place pour vous.
Alors, quel sera votre premier deck ? Eren qui dévore ses adversaires ? Giorno qui atteint le rêve ? Ou Mickey Mouse qui prouve que la magie Disney peut aussi être compétitive ? Le choix est vôtre. Mais dépêchez-vous, avant que les prix ne flambent encore.
Et vous, vous jouez déjà à Weiss Schwarz ou vous êtes encore en train de dépenser votre argent dans des boosters Pokémon comme un amateur (rooooh je rigole, ça va) ?



