Quand SNK et UVS Games annoncent que The King of Fighters XV: Challenger Series rejoindra l’écurie Universus le 30 janvier 2026, c’est un peu comme si Terry Bogard venait de débarquer dans ton salon avec une canette de bière et l’envie manifeste de te défoncer au combat en trois manches. Sauf qu’ici, on parle de cartes, de stratégie millimetrée et d’un système de difficulté progressive qui transforme chaque partie en partie d’échecs sous amphétamines. Pour ceux qui ont grandi avec les bornes d’arcade des années 90 et qui gardent un souvenir ému des POWER WAVE hurlés dans les salles enfumées, cette nouvelle extension représente bien plus qu’un simple ajout au catalogue. C’est une déclaration d’amour assumée à l’une des franchises de combat les plus mythiques de l’histoire du jeu vidéo.
L’annonce tombe pile au bon moment. Universus a progressivement élargi son roster de licences ces derniers mois, intégrant des univers aussi variés que My Hero Academia, Universus Attack on Titan ou Solo Leveling. Mais il manquait encore cette patte old school, cette aura de légende des tournois internationaux où les Japonais écrasaient tout le monde avec une aisance gênante. KOF XV arrive donc avec ses gueules iconiques, son système de combat par équipe de trois (la signature de la série depuis 1994, bordel) et surtout deux decks prêts à l’emploi qui respectent religieusement la rivalité narrative du jeu vidéo : Team Hero contre Team Rival.
Team Hero Vs Team Rival
Côté Team Hero, on retrouve le trio improbable mais diablement efficace formé par Benimaru Nikaido, l’électrique playboy aux cheveux défiants toute logique capillaire, Shun’ei, le jeune prodige aux pouvoirs dimensionnels qui représente la nouvelle génération, et Meitenkun, le gamin qui se bat littéralement en pyjama parce qu’il a tout le temps sommeil. Cette composition reflète parfaitement l’ADN de KOF : mélanger les archétypes, brasser les générations, créer des synergies improbables qui fonctionnent contre toute attente. En termes de gameplay Universus, on peut anticiper des mécaniques de combo fluides, probablement des capacités type « Enhance » qui s’enchaînent comme les interruptions de special moves dans le jeu d’origine, et une gestion du Momentum qui récompensera l’agressivité constante. Benimaru, avec son historique de rushdown électrique, devrait logiquement proposer des attaques mid et high zone rapides, tandis que Shun’ei pourrait bien introduire des mécaniques de manipulation de zone inédites qui reflètent ses pouvoirs de distorsion spatiale.

Face à eux, Team Rival aligne une composition tout aussi fascinante mais nettement plus mystérieuse. Dolores, la prêtresse ermite capable de communiquer avec les esprits de la Terre et qui manipule le terrain sacré comme d’autres leur deck, Isla, la nouvelle venue au style street art et aux pouvoirs étrangement similaires à ceux de Shun’ei (coïncidence ? le scénario de KOF XV dit non), et Heidern, le vétéran militaire borgne qui a survécu à suffisamment de tournois pour que son simple nom inspire le respect. Cette équipe sent le control deck à plein nez : des fondations solides, des capacités de défense probablement dégoûtantes, et cette faculté à transformer n’importe quelle séquence d’attaque adverse en piège mortel. Heidern, avec son background tactique, devrait logiquement exceller dans les habilités de contre-attaques, ces petites saloperies qu’on joue au moment précis où l’adversaire pense tenir sa victoire.
Challenger Series
Chaque Challenger Series propose le package complet qui rend cette gamme si attrayante pour les joueurs sérieux : un deck de soixante cartes immédiatement jouable (donc exit les trois heures de construction frénétique en se demandant si ton ratio Foundation-Attack tient la route), un Collector Booster contenant six versions foil ou illustrations alternatives des cartes du deck (parce qu’on reste des collectionneurs avant d’être des compétiteurs, avouons-le), un tapis de jeu papier avec les visuels des équipes, et un guide d’apprentissage pour ceux qui découvrent le système.
Cette formule a fait ses preuves avec les précédentes sorties Challenger, notamment celle de Solo Leveling qui cartonnait déjà par son équilibre immédiat entre accessibilité et profondeur stratégique. Ici, on peut s’attendre à ce que SNK et UVS aient peaufiné les decks pour refléter non seulement les personnalités de chaque fighter, mais aussi leurs archétypes de jeu vidéo. Un Meitenkun qui transforme sa somnolence en atout défensif ? Un Benimaru qui génère du Momentum à chaque attaque électrique réussie ? Une Dolores capable de bloquer depuis son Stage avec des capacités de Foundation ? Les possibilités donnent le vertige.
Date de sortie
La sortie est programmée pour le 30 janvier 2026, soit pile dans cette fenêtre hivernale où les collectionneurs ont déjà dépensé leurs bonus de fin d’année, mais pas encore sombré dans les dépenses saint-valentesque de février. UVS Games promet des révélations de cartes exclusives sur leurs réseaux sociaux dans les semaines précédant le lancement, une stratégie de teasing qui devrait maintenir la hype à son maximum et permettre aux joueurs compétitifs d’anticiper leurs stratégies. Pour ceux qui suivent le métagame Universus, l’arrivée de King of Fighters XV pourrait sérieusement secouer la hiérarchie actuelle, surtout si les mécaniques de team synergy s’avèrent aussi poussées qu’on l’espère. Imaginez des capacités qui se déclenchent uniquement si vous avez des Foundations spécifiques en Stage, représentant les autres membres de l’équipe en support, ou des attaques combinées façon Climax Super Special Move qui nécessitent un investissement en Momentum mais ravagent l’adversaire.
Au-delà de l’aspect purement ludique, cette extension représente aussi une forme de reconnaissance pour tous ceux qui ont défendu SNK pendant les années difficiles, quand la boîte a failli crever et que KOF a survécu grâce à une communauté de fans hardcore qui refusaient de lâcher l’affaire. Voir ces personnages transposés dans Universus avec autant de soin (on croise les doigts pour que les artworks soient à la hauteur), c’est valider trente ans de culture du jeu de combat et prouver que ces licences méritent le même traitement premium que les blockbusters manga ou anime contemporains. Et puis franchement, qui n’a jamais rêvé de pouvoir faire s’affronter son deck KOF contre un deck My Hero Academia pour déterminer une bonne fois pour toutes si Kyo Kusanagi défonce Bakugo ? Universus permet précisément ces crossovers improbables tout en respectant l’identité mécanique de chaque licence.

Les aspects jeu et collection
Les deux playmats disponibles séparément (un pour Team Hero, un pour Team Rival) confirment que UVS vise autant les joueurs réguliers que les collectionneurs purs et durs. Avec un packaging conçu pour être exposé ou accroché au mur, ces accessoires devraient rapidement devenir des pièces recherchées. Surtout si les tirages restent limités comme c’est souvent le cas pour les produits Challenger. On parle d’objets qui prennent de la valeur dès leur sortie, un peu comme ces figurines SNK des années 2000 qu’on regrette amèrement d’avoir bazardées lors d’un déménagement mal réfléchi.
Si tu as grandi en enchaînant les francs dans les bornes, si tu connais par cœur la timeline torturée de la saga Orochi, ou si tu veux simplement découvrir pourquoi King of Fighters reste une référence absolue dans le milieu du versus fighting, cette extension Challenger Series mérite clairement ta thune et ton attention. Le 30 janvier 2026, réserve ta soirée, prépare ton meilleur pote pour quelques rounds, et laisse SNK te rappeler pourquoi cette franchise tient encore debout après presque trois décennies de bastons ininterrompues.
Ready? FIGHT!



